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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 12:12

Bienvenue sur l'accueil de l'Encyclopedie Automobile ! Concernant cet article n'hésitez pas à poster vos idées, vos critiques tout ce qui nous sera utile à ameliorer nos articles, notre design ou tout autre chose concernant le site ...


 L’automobile, née vers la fin du XIXe siècle, est devenue au cours du XXe siècle, avec un parc de plus de 700 millions de véhicules, un phénomène social mondial. En un siècle l'automobile a révolutionné la vie quotidienne de plus d'un milliard de personnes et l’économie mondiale.

Sommaire :

. Code la route et sécurité routière
. Entretien
. Au secours, internet à l'aide
. Histoire de l'automobile par marque :

A

Alfa Roméo
Aston Martin
Audi

B

 Bentley
Bmw
Bugatti

C

Cadillac
Chevrolet
Chrysler
Citroen
Corvette

D

Dacia
Daihatsu
Daimler
Dodge

F

Ferrari
Fiat
Ford

H


Honda
Hummer
Hyundai

J

Jaguar
Jeep

K

Kia

L

Lamborghini
Lancia
Land Rover
Lexus
Lotus

M

Maserati
Maybach
Mazda
Mercedes Benz
Mini
Mitsubishi
Morgan

N

Nissan

O

Opel

P

Peugeot
Porsche

R


Renault
Rolls Royce

S

Saab
Seat
Skoda
Subaru
Suzuki

T

Toyota
Triumph

V


Volkswagen
Volvo

. Sport Automobile
. Station de lavage
. Jeux Videos et autres (livres,etc ...)


Merci à Tous et Bonne Visite ...
Par Nino - Publié dans : Accueil
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 15:28
L'histoire de l'automobile est caractéristique de celle des grandes inventions qui ont ponctuées les XIXe et XXe siècles.


Le terme «automobile», lui-même, n'est forgé qu'en 1890 et il faut attendre 1896 pour voir l'Académie française se prononcer sur son genre, féminin en l'occurrence.

Les débuts de l'automobile

Si l'on s'en tient à l'étymologie du mot, «qui se meut par soi-même», c'est le fardier de Cugnot qui, le premier, remplit cette condition. Dès 1769, Joseph Cugnot présente son fardier à vapeur », un chariot propulsé par une chaudière à vapeur. C'est le premier engin à vapeur autopropulsé et était destiné à déplacer de lourds canons. Il atteint de 4 à 10 km/h pour une autonomie moyenne de 15 minutes avec un maximum de 30 mètres parcourus.

 
Parmi les plus fameuses adaptations de la propulsion à vapeur, il convient de signaler Amédée Bollée qui commercialise en 1872 une véritable « locomotive routière », un véhicule pouvant transporter douze personnes. Vitesse de pointe : 40 km/h. Bollée commercialise ensuite des omnibus à vapeur (à partir de 1876), puis une voiture plus légère (2,7 tonnes) que son premier modèle, qui dépasse facilement les 40 km/h (1878). Exposée à Paris lors de l'Exposition universelle, cette voiture est classifiée comme matériel ferroviaire.


L'Exposition universelle de Paris de 1878 permet toutefois à Benjamin Peugeot de découvrir cet engin. Les commandes affluent de toutes parts, d'Allemagne tout particulièrement où une filiale Bollée voit même le jour en 1880. Bollée part alors à la conquête du monde et présente ses modèles de Moscou à Rome, de Syrie en Angleterre (1880-1881). Un nouveau modèle est lancé : c'est une conduite intérieure de six places avec une boîte de vitesse à deux rapports, un moteur à vapeur de 15cv (1880).


En 1882, un modèle « rapide » de six places pouvant atteindre 53 km/h est proposé. D'autres modèles suivront, mais la propulsion à vapeur s'avère une impasse en matière de rapport poids/performance. Bollée et son fils Amédée Bollée fils, expérimentent bien une propulsion à l'alcool, mais c'est finalement le moteur à explosion et le pétrole qui s'imposent.

Le moteur

C'est en 1860 que la première ébauche d'un moteur à explosion a été créée. Ce moteur inédit fabriqué par Etienne Lenoir est, dans un premier temps, alimenté au gaz d'éclairage. Quelque temps plus tard il invente un carburateur permettant de remplacer le gaz par du pétrole. Souhaitant expérimenter au plus vite son moteur, il l'installe sur une voiture rudimentaire, et de Paris parvient à Joinville-le-Pont. Malheureusement, Lenoir, faute de moyens matériels et financiers, se voit dans l'obligation d'abandonner ses recherches.

 
Le premier «vrai» moteur à déflagration fut mis au point par deux ingénieurs allemands, Gottlieb Daimler (1872) et Carl Benz (1882) qui, chacun de son côté, cherchent à vendre leur brevet en France.

 
En 1884, Edouard Delamare-Debouteville construit la première voiture automobile équipée d’un moteur à explosion (gaz), mais c'est l'Allemand Carl Benz qui adapte le premier un moteur à explosion à pétrole sur une automobile en 1886.

 
En 1889, René Panhard et Émile Levassor installent le premier moteur à quatre temps (celui de Daimler) sur une voiture à quatre places. Rudolf Diesel mettra au point le type moteur qui porte son nom.

 
En janvier 1891, Panhard et Levassor font déjà rouler dans les rues de Paris les premiers modèles français équipés du moteur Benz. C'est la première voiture à moteur à explosion commercialisée.

La fin du XIXe siècle

A partir de cette période la recherche et l'évolution de l'automobile vont progresser de manière fulgurante en Occident. C'est également à cette période que commencent les déboires de la voiture : alors qu'elle demeurait un objet de luxe réservé aux plus fortunés, les routes sans revêtement ni signalisation s'avéraient très difficiles à pratiquer. Le démarrage du moteur quant à lui était une épreuve fastidieuse et les intempéries comme la poussière étaient redoutées, les occupants n'étant pas isolés dans un espace clos.
 

Le 2 avril 1891, Armand Peugeot découvre les joies de l'automobile au volant d'une Levassor. Marius Berliet débute ses activités en 1896, et en 1898 Louis Renault construit seul sa première voiturette à Billancourt. Georges Latil, en 1897, fait breveter le principe d’une transmission articulée, permettant d’actionner les roues d’un essieu brisé, les rendant ainsi à la fois motrices et directrices, en tant qu'avant-train complet. Tous ces pionniers améliorent la mécanique et les performances et mettent en place une véritable industrie.


La France est alors à la pointe comme le montre les chiffres de production du début du siècle : en 1903, la France produit 30.204 voitures (soit 48,77 % de la production mondiale), les USA 11.235. Les Britanniques (9.437), les Allemands (6.904), les Belges (2.839) et les Italiens (1.308) sont les autres pays producteurs. Peugeot, Renault et autres Panhard ont déjà des points de vente aux Etats-Unis. La France compte 30 constructeurs automobiles en 1900, 57 en 1910 et 155 en 1914.

Les premières courses automobiles

C'est en 1898 que se produit le premier accident mortel en course. En 1899, le Belge Camille Jenatzy dépasse le premier les 100 km/h à bord de la Jamais Contente, un véhicule électrique profilé comme un cigare. Le moteur à explosion à pétrole n'est en effet pas le seul candidat en lice pour propulser une automobile, et l'électricité, dès la fin du XIXe siècle, est une piste explorée par les ingénieurs.

 
Les passionnés de l'automobile connaissaient beaucoup de difficultés et de souffrance, mais elles ne les rebutèrent pas, et parmi eux certains pouvaient se payer aussi le chauffeur, mais tous étaient désireux de faire découvrir « la voiture sans chevaux » comme on la surnommait à l'époque, au plus grand nombre. Pour cela ils organisèrent des courses telles que le Paris-Rouen qui fut, pour la première fois organisée en 1894. Toutes ces courses eurent pour conséquence d'anéantir le moteur à vapeur et de mettre en valeur la souplesse et l'endurance du moteur à déflagration mais elles démontrèrent également, grâce à la Peugeot pilotée par André Michelin, que la voiture gagne beaucoup à «rouler sur l'air».
 

C'est en 1903, avec la course Paris-Madrid, et après plusieurs accidents mortels, que les courses de route deviendront des rallyes et des courses de côte très encadrés. Pour les vitesses les plus élevées ce sera le circuit avec les ovales, une spécialité des États-Unis d'Amérique.


A partir des modèles de courses aux énormes moteurs, les constructeurs s'efforcent de développer des modèles beaucoup plus accessibles comme les Ford Modèle T puis À part une recherche de la diminution du coût de production, notamment par la parcellisation des tâches dans les chaînes d'assemblage et l'emboutissage.

Le taylorisme

Le «Taylorisme» ou Organisation scientifique du travail fait très tôt débats dans l'industrie automobile. En 1908, le constructeur américain Ford (fondé en 1903) en fait sa philosophie, tandis qu'en France Renault l'adopte en partie ; il faut attendre 1912 pour voir Renault totalement succomber au Taylorisme. Levassor refuse cette option dès 1908.


Le Taylorisme, aussi appelé Fordisme dans l'industrie automobile est plus qu'une révolution industrielle, car elle transforme les artisans d'antan en ouvriers spécialisés ; la nuance est de taille. Ford connaît en effet au début du siècle de graves problèmes de personnel : manque de qualification, absentéisme, alcoolisme. Le taylorisme est pour Ford une aubaine qui lui permet de mettre en place de véritables chaînes de travail nécessitant peu ou pas de main-d'œuvre qualifiée. De plus, cette stratégie permet une chute importante des coûts de main-d'œuvre. Le fameux «Modèle T» de Ford est le premier modèle a bénéficier à plein de ce système de «travail à la chaîne». Dès lors, les États-Unis dépassent la France en terme de véhicules produits.


En 1919 André Citroën fonde la firme Citroën, à la source de nombreuses innovations.


L'automobile contribue à révolutionner le monde du travail, avec le travail à la chaîne, le fordisme et le taylorisme. L'automobile a joué un rôle important lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), et encore plus lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

L'entre-deux-guerres

L'entre-deux-guerres a été un âge d'or de l'automobile pour les catégories les plus aisées de la population car les véhicules commençaient à devenir fiables, le réseau routier s'améliorait et la réglementation était encore embryonnaire.


Mais le krach de Wall Street de 1929 (le «Jeudi noir») plonge l'industrie automobile dans la crise au même titre que les autres secteurs économiques. Pour sortir de ce marasme, les constructeurs européens et états-uniens cherchent à séduire une clientèle financièrement réticente en lui proposant des modèles légers, toujours plus rapides et économiques, ce qui fut rendu possible par la progression des voitures dans bien des domaines tels que l'amélioration des moteurs et la synchronisation des boîtes de vitesse.


Les carrosseries qui habillaient ces mécaniques de plus en plus perfectionnées abandonnèrent les angles saillants et adoptèrent une ligne un peu plus aérodynamique en se calquant sur les avions. Mais même pendant cette période de crise, les constructeurs prestigieux continuèrent à produire des voitures de rêve rivalisant de prestige et de luxe.

Après la seconde guerre mondiale

Dès la fin de la guerre, on constata un essor prodigieux de la production automobile mondiale, elle tripla pendant les trente glorieuses (approximativement de 1945 à 1975) et passa de 10 millions à 30 millions de voitures. La concentration industrielle, les progrès techniques et l'augmentation de la productivité facilitèrent en Europe l'apparition des petites voitures économiques.


En 1946, les 10’000 premières Volkswagen AG (les Coccinelles) étaient construites en Allemagne. Volkswagen en avait produit 15 millions en 1972. En France, c'est la 4CV de Renault qui, lancée en 1946 atteignait les 500’000 exemplaires en 1954. En Italie, les petites Fiat, lancées avant la guerre, connurent, après cette dernière, un succès sans précédent. Un peu plus tardivement, ce fut l'Angleterre qui se mit à fabriquer des petites voitures avec la fameuse Mini dont 4,5 millions d'exemplaires ont été vendus à ce jour.
 

La première voiture vendue à crédit en France fut la Simca V.

La fin du XXe siècle

A la fin du XXe siècle, dans les pays dits développés, on peut compter environ une automobile par habitant. L'électronique, la haute pression notamment des injecteurs et des moteurs à calage variable des soupapes permettent d'obtenir de meilleurs rendements. Les véhicules hybride comme la Toyota Prius semblent montrer une perspective. Il reste cependant une marge considérable. L'automobile est également une source de polémiques depuis les années 1970, notamment en raison de son impact négatif sur l'environnement. Les problèmes de sécurité routière constituent également l'un des talons d'Achille du secteur.

Le début du XXIe siècle

Au début du XXIe siècle, on assiste à un développement du mouvement international Carfree ("libéré de la voiture"), qui défend la mise en place de villes sans voitures et promeut des exemples de quartiers sans voitures. Cette évolution de la perception de l'automobile, en lien avec le réchauffement climatique et les nombreuses critiques portées sur l'irrationalité du système automobile, semble annoncer la fin de la société de l'automobile.


Par ailleurs, l'évolution du marché entraîne l'essor des voitures dites low-cost comme la Dacia Logande plus, le prix du pétrole augmentant, les consommateurs se tournent chaque fois plus vers des véhicules sobres, consommant peu. Ces nouvelles orientations, permettent aux constructeurs japonais, principalement Toyota, de gagner en parts de marché notamment aux Etats-Unis. C'est ainsi que ce début de siècle est marqué par le fort recul des constructeurs américains, à l'instar de General Motors dont les produits proposés s'avèrent inadaptés à l'évolution de la demande même sur son marché national.

Evolutions esthétiques

Après la période de mise au point de l'automobile, la première révolution esthétique concerne l'intégration du conducteur dans l'habitacle (conduite intérieure).


 En Date

Puis, après la Seconde Guerre mondiale, c'est l'intégration des ailes dans le capot avant. A la fin des années 80, on remarque l'intégration complète des pare-chocs à la carrosserie, se muant en boucliers


1662
    18 mars
Premier transport en commun


Sur une proposition du philosophe Blaise Pascal, un système de transport en commun est élaboré à Paris. Sept carrosses publics sont mis en service entre la Porte Saint-Antoine et le Luxembourg. La course coûte 5 sols.


   
1770
    novembre
Cugnot essaie son fardier


Joseph Cugnot termine son deuxième fardier, un chariot mû par la vapeur. Le premier, qu’il avait conçu quelques années plus tôt, avait été présenté à un officier suisse et pouvait fonctionner environ quinze minutes avant que la pression devienne insuffisante. Même si cet essai n’avait pas obtenu le résultat escompté, on chargea Cugnot de construire un nouveau modèle. L’inventeur ne se fit pas prier. C’est ainsi qu’il présente une nouvelle fois le fruit de son travail. Malheureusement, le chariot est beaucoup trop instable et fonce tout droit dans un mur. Malgré tout, ce véhicule apparaîtra plus tard comme la toute première automobile de l’Histoire.


   
1807
    31 janvier
François Isaac de Rivaz dépose le brevet du moteur à explosion


Après trois années d’expériences, le Suisse François Isaac de Rivaz dépose le brevet du moteur à explosion, également nommé moteur à combustion interne. L’homme avait construit en 1805 une carriole motorisée. Mais cette expérience n’est qu’une étape vers l’automobile : conçu des 1678 par Christiaan Huygens, le moteur à explosion ne pourra véritablement être exploité qu’après l’invention théorique du cycle à quatre temps par le Français Beau de Rochas en 1862.


   
1826
    10 août
Les premiers omnibus


Stanislas Baudry, un ancien officier de l'Empire, ouvre à Nantes la première ligne de transports en commun. Elle est couverte par deux voitures à chevaux d'une capacité de 16 personnes. Le mot "omnibus" vient du fait que les voitures stationnaient devant la boutique du chapelier "Omnes". Stanislas Baudry ira ensuite faire carrière à Paris où il créera un réseau de 18 lignes d'autobus.


   
1844
    15 juin
Goodyear met au point le caoutchouc


L'Américain Charles Goodyear reçoit un brevet pour le procédé de vulcanisation du caoutchouc. Il réalisa de nombreuses expérimentations pour trouver le moyen d'améliorer les qualités du caoutchouc naturel, cassant à basse température et collant à haute température. Il découvrit alors que quand le caoutchouc et le soufre sont chauffés ensemble, le produit devient plus stable en cas de variations de température. Ce procédé, appelé vulcanisation, est à la base de l'industrie du caoutchouc.


   
1886
    29 janvier
Carl Benz brevette la première automobile


Installant un moteur à explosion sur un tricycle en le munissant d’une boîte de vitesse et d’un différentiel, Carl Benz construit ce qui est considéré comme la première automobile. Certes, des engins motorisés avaient déjà été construits, tel le fardier à vapeur de Joseph Cugnot, mais le tricycle de Carl Benz est la première automobile aboutie qui va pouvoir engendrer une commercialisation et une production industrielle. Rapidement d’ailleurs, l’automobile se développera et donnera naissance à de nombreuses marques et modèles. Quant à Carl Benz, il va devenir le chef d’une entreprise fleurissante qui, au fil des fusions, se perpétue aujourd’hui sous le nom de DaimlerChrysler.


   
1887
   
Daimler brevette son moteur


L’ingénieur allemand Gottlieb Daimler dépose le brevet d’un moteur à essence plus léger et plus rapide. Il travaillait depuis quelques années sur le perfectionnement du travail de Nikolaus Otto, qui avait lui-même mis au point le moteur à quatre temps de Beau de Rochas. Daimler devient ainsi le père du moteur automobile. Dès 1891, les Français Panhard et Levassor utiliseront son invention. Créée en 1890, sa firme fusionnera avec celle de Benz en 1926.

   
1888
   
Dunlop dépose le brevet de son invention


Inventeur du premier pneumatique, Dunlop dépose un brevet. L’année précédente, ce vétérinaire écossais avait eu l’idée de mettre au point un tube de caoutchouc permettant d’améliorer le confort de conduite du vélo.


   
1889
     28 mai
Création de Michelin


La société Michelin et Cie est créée à Clermont-Ferrand (Auvergne). Les frères Edouard et André Michelin ont repris l'entreprise de construction de patin à frein pour bicyclettes fondée par leur grand-père. En 1895, ils réaliseront "L'Eclair", la première automobile équipée de pneus. En 1898, l'illustrateur Marius Rossillon, connu sous le pseudonyme de "O'Galop", présente ses publicités accompagnées d'une devise empruntée à un vers d'Horace : "Nunc est bibendum" ("c'est le moment de boire"). Le slogan est repris dans la réclame : "Le pneu Michelin boit l'obstacle". Le célèbre bibendum est né.


   
1898
    24 décembre
Louis Renault construit sa propre automobile


Louis Renault démontre l’efficacité de sa Voiturette en montant la côte de la rue Lepic, à Montmartre. Quelques mois plus tôt, il avait conçu le véhicule en transformant un tricycle de Dion. Il y avait ajouté une roue et la toute première boîte de vitesse. Suite à cet essai, on lui passera une dizaine de commandes. L’année suivante, il fondera sa société, en compagnie de son frère et deviendra l’un des plus grands constructeurs automobiles français.


   
1906
    20 novembre
Naissance de Rolls Royce


Après avoir construit sa première voiture, l’ingénieur Henry Royce s’associe à l’aristocrate Charles Rolls, concessionnaire à Londres. Ils donnent ainsi naissance à la marque Rolls Royce et à sa première production : la Silver Ghost, équipée d’un six cylindres et atteignant les 85 km/h. Faisant parcourir 15 000 milles sans une panne à leur modèle, ils se font rapidement une place dans l’automobile de luxe aux côtés de Bugatti. La reproduction de la Victoire de Samothrace sur la calandre était présente dès les premiers modèles.


   
1908
    12 août
Ford sort sa Model T


La première Model T sort des usines de la Ford Motor Company de Detroit, fondé en 1903 par Henry Ford. Son objectif : construire en série un véhicule destiné au grand public. La roadster est facile à conduire et coûte 950 dollars. Entre 1908 et 1927 seront construits plus de 15 millions de Ford Model T, seule la Volkswagen Coccinelle battra ce record.


   
1919
    juin
Citroën sort sa première voiture


Reconvertie dans l’automobile cette année même, l’usine Citroën fabrique son premier modèle : la Type A. L’idée d’André Citroën est alors de produire des véhicules tout équipés et accessible au grand public. La Type A possède un moteur quatre cylindre et peut atteindre sans trop de problème les 65 km/h. Elle sera la première voiture européenne destinée à tous et fabriquée en série. Citroën deviendra par la suite l’un des principaux producteurs automobile français.


   
1924
    22 septembre
Première mise en service d'une autoroute


L'Italien Puricelli, fondateur de la société Strade e Cave, construit la première véritable autoroute de la planète. Elle relie Milan à Varèse en Italie, soit 85 kilomètres. Toutes les autres constructions de routes à deux chaussées étaient restées jusqu'alors à l'état de prototype, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis. Suivant l'exemple italien, Hitler chargera son gouvernement de faire construire des autoroutes dans toute l'Allemagne. Au sortir de la guerre, en 1945, le pays sera doté de quelque 3 800 kilomètres d'autoroutes.


   
1934
    24 mars
Citroën présente sa traction avant


André Citroën présente à un public de concessionnaires la dernière voiture sortie de ses usines du quai de Javel : la "Traction avant". Conçue en un an par l'ingénieur André Lefebvre, la "Traction" sera plébiscitée par les Français pour son confort et sa tenue de route.


   
1936
    26 février
Lancement de la Coccinelle


Adolf Hitler inaugure l'usine qui va fabriquer la Volkswagen (la voiture du peuple) à Fallersleben, en Basse-Saxe. La voiture imaginée par le constructeur Ferdinand Porsche est prévue en trois versions : limousine, décapotable et cabriolet. La "Volkswagen" sera commercialisée à partir de 1938 et connaîtra un succès fulgurant.


   
1936
    mars
Premier moteur diesel avec la 260 D de Mercedes


Le constructeur allemand Mercedes présente au salon de Berlin la première voiture dotée d’un moteur diesel : la 260 D. Le moteur Diesel avait été inventé par Rudolf Diesel, en 1892. Malheureusement, la guerre ne permettra pas à la firme de commercialiser en grand nombre sa nouvelle automobile. L’utilisation du diesel ne fera toutefois pas l’unanimité, car il est considéré comme trop bruyant et trop odorant. Il faudra attendre l’injection directe d’Audi, dans les années 1980 pour que le Diesel connaisse un développement plus important.


   
1939
    3 septembre
Premier prototype officiel de la 2 CV


Citroën présente la TPV (toute petite voiture), premier aboutissement d’une idée de Pierre Jules Boulanger : créer une automobile destinée aux classes populaires et paysannes. Le cahier des charges est à la fois simple et innovant : ne pas dépasser une consommation de trois litres aux cent kilomètres, faire 2 chevaux fiscaux, pouvoir transporter 50 kilos de bagages, traverser un chemin sans briser un œuf dans le coffre tout en adoptant la technologie chère à la marque, la traction avant. Sur la bonne voie, le projet est interrompu par la guerre et n’aboutira qu’en 1948.


   
1939
    4 novembre
Présentation de la première voiture à air conditionné


A Chicago, dans l'Illinois, le constructeur américain Packard Motors dévoile au public la première voiture équipée de l'air conditionné. L'usine Cadillac fera de même à partir de 1941.


   
1945
    9 novembre
La Régie nationale présente la 4 CV


Nationalisée au mois de janvier, l'entreprise Renault n'a pas tiré un trait sur ses projets. Au contraire, l'entreprise nationale présente sa voiture populaire : la 4 CV. Doté d'un moteur situé à l'arrière sur un modèle proche de la Coccinelle, elle est commercialisée en 1949 et sera la première voiture à être produite au rythme de 300 exemplaires par jour et à dépasser le million de modèles vendus. 

1948
    7 octobre
Citroën présente la 2CV au salon de Paris


Après la présentation de la TPV en 1939, Citroën peut enfin faire aboutir son projet de voiture économique désormais dénommée 2 Chevaux, en référence à la puissance fiscale voulue sur le cahier des charges. Le succès est immédiat et dépasse Citroën : face aux commandes, l’attente atteint rapidement les trois à cinq ans. La production débute en 1949 et la gamme s’étoffe dans les années 50.


   
1955
    1 octobre
La DS présentée à Paris


Une véritable révolution de l'automobile s'opère sous les yeux des visiteurs du salon de l'automobile de Paris : la Citroën DS. Dessinée par Flaminio Bertoni dans un souci d'aérodynamisme, son design rompt radicalement avec la Traction qu'elle remplace. Mais les innovations technologiques sont également impressionnantes : suspension hydraulique, feins à disques, direction assistée... Le mythe s'amplifiera grâce à son rôle protecteur lors de l'attentat du Petit-Clamart, et comme en témoigne l'article que Roland Barthes lui consacre dans "Mythologies".


   
1957
    juin
Lancement de la toute petite Fiat 500


Le constructeur italien commercialise la Fiat 500, minuscule automobile citadine. Son objectif est alors de produire une voiture ultra légère, économique et rapide. Avec son petit moteur bicylindre d’à peine 500 m3, la Fiat 500 s’inspire de son "ancêtre" italienne, la Topolina, sortie en 1936. Comme cette dernière, la Fiat 500 remportera un succès considérable auprès du grand public. Après 3,6 millions de véhicules vendus, elle prendra sa retraite en 1975.


   
1957
    7 novembre
La Trabant sort des usines de la RDA


La première Trabant sort des usines de la RDA et doit répondre à des critères similaires à ceux de la Coccinelle ou de la 2CV en Europe de l’ouest. Première automobile dotée d’une carrosserie en plastique, elle sera paradoxalement réputée autant pour sa longévité que pour ses pannes à répétition. Le premier modèle a pour combustible du mélange dans un moteur de 500 cm3 d’à peine 20 chevaux réels. Pourtant, seule la chute du mur aura raison d’elle puisqu’elle sera produite jusqu’en 1991.


   
1959
    26 août
L'Austin Mini est mise en vente


L’Angleterre se dote d’une voiture étonnamment minuscule : l’Austin Mini, aussi connue sous la marque Morris. L’heureux fabriquant de ce petit bijou est la BMC, British Motor Corporation. L’objectif de ce véhicule révolutionnaire était de consacrer 80% de tout le volume au passager. Il ne restait que 20 % pour la mécanique. Pari tenu. Le succès de cette automobile est immédiat et retentissant. De nombreux modèles seront mis sur le marché mondial. En 2001, BMW lancera la nouvelle Mini, qui tentera de se rapprocher au maximum des lignes de son ancêtre.


   
1961
    4 octobre
La 4L prête à succéder à la 4CV


Après le succès de la 4CV, Renault fait face à la concurrence féroce de la 2CV de Citroën et se doit de réagir. La Régie présente alors un modèle citadin et populaire initié dès 1956 par Pierre Dreyfus, alors président de l’entreprise. Abandonnant la propulsion au profit de la traction, la 4L, renommée ensuite Renault 4, est également robuste et s’affirme même dans le domaine sportif. Produite pendant trente ans, elle sera la voiture française la plus vendue de tous les temps avec 8 millions d’exemplaires.


   
1962
     24 février
Ferrari présente la légendaire 250 GTO


Le "Commandatore" présente son dernier bijou de performance et d'astuce à la presse : la 250 GTO. Trésor de ruse, ce modèle de « Grand Tourisme Homologué » (GTO) est présenté comme une évolution d’une voiture de série, la 250 GT pour répondre au règlement de la compétition. Mais elle en fait une véritable bête de course de 300 ch profondément différente de la 250 GT et qui établira un règne sans partage chez les GT pendant trois ans. Sa faible diffusion, sa ligne très réussie qui marque la fin d’une époque où les moteurs étaient placés devant même sur les GT, et son palmarès font d’elle un véritable objet de fétichisme coûteux pour les collectionneurs.


   
1963
    septembre
Porsche présente la 911


Après le succès du roadster 356, Porsche présente le modèle qui le fera définitivement entrer dans la légende des voitures sportives : la 911. Peugeot se réservant les nombres à trois chiffres avec un zéro au milieu, Porsche doit renoncer au nom initial : 901. Doté d’un six cylindre à plat (le « flat 6 ») placé à l’arrière, la sportive subira de nombreuses évolutions tout en restant le modèle phare de la marque, l’évolution ultime étant la 911 Carrera.


   
1964
    17 avril
Lancement de la Ford Mustang


Ford présente officiellement la Mustang à la foire mondiale de New York. Le succès est immédiat: 100 000 Ford Mustang sont vendues en 100 jours. Fruit d’une étude marketing, la Mustang a été concoctée par Lee Iacocca pour la génération du baby boom: voiture branchée, design glamour, modèle à la carte, etc. Elle sera immortalisée au cinéma par le film "Bullit" en 1968, avec Steve Mc Queen. Depuis 1964 plus de 7 millions de Ford Mustang ont été construites.


   
1970
    mars
Citroën présente la SM


Suivant sa volonté d’alors d’innovations technologiques et de performances, Citroën présente son nouveau modèle de luxe : la SM. Destinée à une clientèle aisée et sportive, le coupé est le fruit d’une collaboration avec Maserati qui apporte son moteur V6 de 180 chevaux. Malheureusement, la crise énergétique mettra rapidement un frein à cette sportive gourmande. Elle aura été produite à environ 13 000 exemplaires entre 1970 et 1975.


   
1972
    28 janvier
La "Super car" à la conquête de la France


C’est sous la forme d’un dessin animé que Renault présente sa nouvelle citadine au concept révolutionnaire pour l’époque : la Renault 5. L’entreprise entend mettre fin à l’alternative entre voiture élégante, symbole de réussite sociale, et petite voiture bon marché, robuste mais poussive. L’objectif est de réaliser un modèle peu cher mais performant et confortable, au design dynamique et jeune, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. De ces ambitions naît une réussite commerciale qui fait oublier la 4L : voiture la plus vendue en Europe en 1977, mais aussi deuxième voiture la plus vendue au monde à la même époque.


   
1974
    mai
Volkswagen commercialise la Golf


En vue de succéder à la Coccinelle, Volkswagen lance un petit modèle qui va connaître un succès tout aussi impressionnant : la Golf. Celle-ci atteindra dès septembre suivant la première place des ventes sur le marché allemand. La version GTI ne sera présentée qu'en 1975 lors du salon de Francfort. Cette petite sportive abordable contribuera fortement à la pérennité et surtout à l’image de la petite allemande. Le succès est tel que Volkswagen conservera le nom et présentera en 1983, 1991, 1997 et 2003 des nouveaux modèles toujours plus grands et presque aussi populaires.


   
1982
    août
Présentation de la BX de Citroën


Alors que Citroën a été racheté cinq ans plus tôt par Peugeot, la marque au chevron présente son nouveau modèle au salon de Paris. La période est particulièrement difficile et Citroën a dû faire des concessions. Mais si les innovations sont moins marquées, la suspension hydraulique et la forme deux corps sont conservées. Le modèle connaîtra toutefois un succès fort honorable qui, avec celui de la 205, permettra à PSA de refaire surface.


   
1983
    24 février
Sortie de la Peugeot 205


Alors que sa gamme apparaît vieillissante et quelque peu austère, Peugeot mise sur la jeunesse et un design moins angulaire en lançant la 205. La remplaçante de la 104 s’avère en effet bien moins triste et conventionnelle et les clients approuveront. Le modèle sera un véritable succès et ne subira que des évolutions esthétiques mineures jusqu’à 1998, année de sa mise au placard. Sa longue carrière fut marquée par les exploits sportifs de la GTI tant en Rallye qu’en rallye Raid et par le succès de l’économique « Junior ».


   
1984
    2 juillet
Renault et Matra lancent l'Espace


Renault et Matra commercialisent l’Espace. Philippe Guédon, patron de Matra automobile, mûrit depuis 1978 son ambition de créer une voiture capable de transporter confortablement une famille et ses bagages : une véritable synthèse de la routière et du « mini van » américain. Renault y ajoute l'idée de modularité des sièges. Un concept révolutionnaire, qui va changer le paysage automobile des vingt prochaines années est né : le monospace. Pourtant la révolution est discrète : neuf exemplaires sont vendus en un mois… Mais le marché explosera bientôt.


   
1987
    septembre
La F40 présentée à Francfort


Ferrari dévoile pour son quarantième anniversaire un nouveau genre de sportive : la super-car. C’est ainsi qu’on l’on désignera cette automobile qui semble conçue pour la course mais qui est homologuée sur route. Avec une vitesse de pointe de plus de 320 km/h, un passage de 0 à 100 km/h en moins de quatre secondes, une technologie issue de la formule 1, le tout dans un confort inexistant et pour un prix exorbitant, la F40 ne tolère que les superlatifs. Prévue à 400 exemplaires, elle fera l’objet d’une spéculation qui forcera Ferrari à tripler sa production.


   
1990
    juin
Lancement de la clio


Renault lance son nouveau petit modèle dont le nom porte déjà une mini révolution : la Clio. La petite citadine inaugure un nouveau mode de nomination des modèles plus moderne, plus mythologique que les chiffres qui n’avaient épargné jusqu’ici que l’Espace. Son objectif est de voler la vedette à une Peugeot 205 vieillissante. Malgré des choix esthétiques contestés, elle y parvient allègrement. Liftée en 1994 puis en 1996, elle sera remplacée par la Clio II en 1998.


   
1990
    27 juillet
Fin de carrière pour la 2 CV


Après quarante années de bons et loyaux services, la dernière "deuche" est produite dans l'usine de Mangualde au Portugal. C'est la fin d'une époque... En effet, avec 3,7 millions d'exemplaires vendus dans le monde, la 2 CV est devenue un mythe et symbolise un certain art de vivre. Mais elle est désormais dépassée tandis que son adaptation aux normes de sécurité modernes est devenue trop problématique.


   
1992
    6 octobre
Renault veut une "conception moins carrée de l'existence"


Alors que la Clio qui, selon le spot publicitaire, "a tout d'une grande", prolonge le succès des citadines de la marque au losange, Renault décide de présenter au Mondial de Paris une deuxième petite voiture. Concurrente immédiate ? Au contraire, 20 ans après avoir changé le statut de la citadine avec la R5, le créneau occupé par la 4L n’existe plus vraiment. La Twingo doit donc se présenter comme la nouvelle voiture populaire des années 1990. Le design innove en appliquant la forme de monospace à une petite voiture. Et le succès sera encore au rendez-vous : pendant plus de dix ans, et sans profondes modifications, elle se maintient dans les 10 modèles les plus vendus en France.


   
1998
    octobre
La Smart sur les marchés européens


Sur une idée du Suisse Nicolas Hayek, le groupe Daimler Chrysler construit et commercialise en Europe une minuscule voiture biplace. L’année précédente, le président Jacques Chirac et le chancelier Khöl inauguraient l’usine d’Hambach, en Moselle. Mais cette toute petite citadine est loin de remporter le succès espéré. Déjà, lors de sa fabrication, les problèmes s’étaient accumulés, aboutissant au retrait de Hayek. Coûteux et peu apprécié, le petit "pot de yaourt" devra faire preuve de patience avant d’être véritablement rentable.



2003
    16 avril
La Toyota Prius II, nouvelle hybride


Le constructeur nippon présente la deuxième génération de sa Prius. Le premier modèle de cette voiture à moteur hybride avait été fabriqué dès 1997. Dans un contexte où le prix du carburant est en hausse constante et que l’effet de serre préoccupe le monde entier, la Prius remporte un succès considérable. Le principe d’hybridité consiste en fait à doter la voiture d’un moteur à essence, qui consomme et pollue peu, d’un moteur électrique et d’un générateur. Le moteur électrique permet de démarrer la voiture et d’effectuer les marches arrière ; il est relayé par un moteur thermique lors d’une importante accélération. Le générateur, quant à lui, permet de recharger les batteries et de réguler le fonctionnement du véhicule. Doté de ce système très économique, la Prius deviendra un véritable danger concurrentiel pour les autres constructeurs.


   
2004
    septembre
Renault lance la Logan


Le groupe Renault commercialise la Dacia Logan, une automobile destinée aux pays émergents. Le but est en effet de réduire son prix au maximum, jusqu’à 5000 euros, un pari difficile à tenir. La Roumanie est le premier pays à voir le véhicule sur ses routes. Très vite, la Logan entrera sur le marché mondial. Il ne lui faudra pas longtemps pour remporter un succès considérable. Fort de cette réussite, le groupe décidera de commercialiser la Logan en Europe occidentale. Elle apparaîtra sur le marché français en 2005, pour la modique somme de 7500 euros.
Par Nino - Publié dans : Accueil
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 19:23
Le Code de la route désigne l'ensemble des lois et règlements relatifs à l'utilisation des voies publiques (trottoirs, chaussées, autoroutes, etc.) par les usagers (piétons, deux-roues avec ou sans moteur, automobiles, etc.). Il ne s’agit pas d’un code au sens pénal (comme l’est, par exemple, le Code du travail), mais plutôt de la combinaison de lois, réglementations et règles de civisme et de savoir-vivre.


Généralités

Un code de la route peut contenir des règles relatives :

    * aux qualités ou compétences qu'un usager doit posséder selon l'usage qu'il fait de la voie publique (permis de conduire, âge minimum, examen médical),
    * aux caractéristiques qu'un véhicule doit posséder (homologation des véhicules, contrôle techniqueassurance de la responsabilité du conducteur, ...), régulier, couverture par
    * à la façon dont un usager peut utiliser la voie publique (rouler à droite ou à gauche, limitations de vitesse , stationnement, présence de frein, et de bandes réfléchissantes sur les pédales...),
    * à la façon dont les usagers interagissent entre-eux (règles de priorité par exemple) ,
    * à la façon dont les autorités peuvent imposer des règles locales sur certaines portions de voie publique (signalisation, policier, ...).

La raison d'être d'un code de la route est d'assurer à la fois la sécurité et la fluidité du trafic.

La violation des dispositions du code de la route expose le contrevenant à des sanctions de divers niveaux (de l'amende à la peine de prison) selon la gravité de l'infraction.

Le code de la route n'est pas un instrument figé, puisqu'il variera selon la perception des autorités et de la population de ce qui est important ou vital dans la réglementation (voir par exemple l'évolution de la perception de l'excès de vitesse en Europe ces dernières années).


Sources

Instruments internationaux

Certaines règles de bases relatives à la circulation sont contenues dans Convention de Vienne sur la circulation routière, signée sous l'égide des Nations unies en 1968. C'est notamment ce document qui permet à un automobiliste de voyager à l'étranger avec sa voiture sans devoir, à la frontière, passer un contrôle technique, se faire immatriculer ou passer un examen de permis de conduire !

Un accord Européen du 1er mai 1971 est venu compléter et renforcer ce dispositif, avec notamment pour effet une uniformisation des signalisations routières essentielles en Europe.

D'autres accords plus techniques existent, notamment sur l'uniformisation (relative) des caractéristiques techniques des véhicules ou la reconnaissance, par les états, des prescriptions techniques d'autres états.

Outre les instruments internationaux (auxquels tous n'ont cependant pas adhéré), la plupart des pays ont codifié leur "code de la route".

Comme indiqué ci-dessus, la situation en Europe est relativement uniforme. Toutefois, en France, la réglementation peut varier de ville en ville, notamment pour les cyclistes.

Aux États-Unis, chaque État à son propre code de la route (traffic code), quoique le ministère fédéral des transports exerce un certain contrôle sur l'uniformisation de la signalisation routière et des prescriptions techniques, ainsi que sur les règles de circulation sur les autoroutes inter-états.
Le sens de circulation

██ Conduite à droite ██ Conduite à gauche

██ Conduite à droite

██ Conduite à gauche



 Selon les pays, les véhicules sont tenus de circuler sur un côté précis de la chaussée, gauche ou droite. Il s'agit probablement de la règle de circulation la plus ancienne, car les premières réglementations remontent à plus de 200 ans, précédant de beaucoup l'apparition des véhicules à moteur.

Les raisons pour lesquelles certains pays choisirent le côté gauche et d'autres le côté droit pour circuler ne sont pas connues avec certitude et doivent certainement tenir autant de considérations pratiques qu'arbitraires. On peut expliquer, en Angleterre par exemple, le choix de ce sens par des raisons utilitaires très anciennes : en roulant à gauche, les épées dans leur fourreau ne s'entrechoquaient pas. De par ce fait, beaucoup d'anciennes colonies britanniques continuent de rouler à gauche. Ce serait même pour s'opposer aux Anglais que Napoléon aurait exigé que l'on roule à droite, en France, mesure qui s'est étendue à l'ensemble de l'Europe continentale.

Dans tous les cas, on estimait en 2005 qu'environ le tiers de la population mondiale roulait à gauche, les deux autres tiers à droite.

Voici la liste des pays qui roulent à gauche :

Afrique du Sud, Anguilla, Antigua, Australie, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Bhoutan, Botswana, Brunei, Channel Islands, Chypre, Dominique, Fiji, Grenade, Guyana, Hong Kong, Île Maurice, Îles Caïman, Îles Christmas, Îles Cocos, Îles Cooke, Îles Falkland, Îles Norfolk, Îles Pitcairn, Îles Turk et Caicos, Îles Vierges américaines, Îles Vierges britanniques, Îls Salomon, Inde, Indonésie, Irlande, Isle de Man, Jamaique, Japon, Kenya, Kiribati, Lesotho, Macao, Malaisie, Malawi, Malta, Montserrat, Mozambique, Namibie, Nauru, Népal, Nouvelle Zélande, Ouganda, Pakistan, Papoua-Nouvelle Guinée, Royaume-Uni, Seychelles, Singapour, Somalie, Sri Lanka, Ste-Lucie, St-Hélène, St-Kitts et Nevis, St-Vincent, Surinam, Swaziland, Tanzanie, Thailande, Tonga, Trinidad et Tobago, Zambie, Zimbabwe.
Par Nino - Publié dans : Code de la route et sécurité routière
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